Dheepan, un film fort de Jacques Audiard

dhepan5Hier, je me suis fait une séance ciné, cela faisait au moins 6 mois que cela n’était pas arrivé et j’avoue que cela fait du bien. Direction Le Navire à Valence où j’ai découvert « Dheepan » de Jacques Audiard. Ce film a eu la Palme d’Or à Cannes cette année, il y a eu beaucoup de controverses à ce sujet, était-ce le meilleur film de la session ou ont-ils choisi de couronner Jacques Audiard pour l’ensemble de sa carrière ? Pour ma part, j’avais raté les deux derniers films qu’il a réalisés, à savoir, Un prophète (Grand Prix du Jury 2009) et De rouille et d’os avec la sublime Marion Cotillard (Meilleur Espoir Masculin en 2013).

Je rentre d’un voyage en Inde du Sud où j’ai rencontré pas mal de Tamouls et donc j’avais envie d’en savoir plus sur les Tamouls et le  Sri-Lanka, ce pays au large de l’Inde (cependant toujours inaccessible à partir de l’Inde) qui a connu une guerre civile meurtrière qui a laissé de grosses blessures et où ont péri plus de 100.000 personnes. Justement, dans le film, le héros joué par un acteur sri-lankais  Antonythasan Jesuthasan est un homme meurtri par la guerre où il a perdu sa femme et ses deux enfants. C’ est un peu le parcours de sa vie puisque lui même a été membre des Tigres Rouges avant d’être un acteur.

dheepan4L’histoire raconte la vie de 3 personnes, un homme, une femme interprétée par Kalieaswari Srinivasan, une actrice indienne et une fillette de 11 ans, Claudine Vinasithamby à qui je souhaite un bel avenir cinématographique car elle m’a touchée dans ce film. Ces 3 êtres qui ont perdu énormément au Sri-Lanka se rencontrent dans un camp et décident de former une famille factice pour une nouvelle vie en France. La mère ne sait pas aimer, la petite fille est demandeuse d’amour et le père est perdu dans ses racines et vit encore des cauchemars de son ancienne vie dans l’armée. Ces migrants déracinés loin de leur culture se retrouvent dans une cité parisienne où ils sont confrontés à la violence des banlieues. Ce drame social voit 3 êtres fracassés par la violence et la guerre se reconstruire dans une banlieue à feu et à sang.

dheepan2C’est un drame humain où l’on voit quand même de très belles scènes, notamment lorsqu’ils sont capables d’exprimer des sentiments lors d’un pique-nique avec de beaux regards qui se cherchent. Mais leur équilibre est fragile et peut voler à tout moment en éclat, car vu leur jeune âge ils n’ont connu quasiment que la violence et dans la cité où ils se retrouvent à la loge, la violence est aussi présente sous une autre forme mais elle est là.

Ce film m’a touchée mais j’ai détesté la fin même s’il y avait un happy end. Je l’ai trouvée bancale et mal construite par rapport au reste du film qui mérite bien sa palme d’or.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s