Mon premier roman de littérature péruvienne : Le héros discret de Vargas Llosa Mario

Vargas Llosa Mario. – Le héros discret. – Gallimard, 2015 – (Du monde entier)

Avec ce livre j’ai découvert un auteur péruvien qui a quand même reçu le prix Nobel de littérature en 2010 et j’avoue que c’est une belle découverte. Pourquoi j’ai choisi ce livre ? Sa couverture a attiré mon regard, on voit un paysage d’altiplano semi désertique avec une longue route et surtout un panneau sur fond orangé avec un panneau signifiant « Traversée de lamas ». Au moins, je savais qu’il y aurait du dépaysement. Mais pas de lama à l’horizon, juste une histoire sociale dans le Pérou moderne où je rêve d’aller un jour prochain. D’emblée on est embarqués à l’autre bout du monde entre Piura au nord du pays et Lima la capitale et dès les premières lignes, il y a des senteurs exotiques comme le chancaca (du sucre de canne non raffiné) ou encore les couleurs des marchés.

 La trame de l’histoire s’articule autour de trois personnages principaux. Il faudra attendre plus de la moitié du livre de 479 pages pour comprendre enfin les liens entre les héros qui sont des hommes intéressants à découvrir.

 Félicito Yanaqué est un homme de 55 ans qui est patron d’une entreprise de transports et adepte de qi qong. Un matin, il reçoit une enveloppe bleue avec une lettre signée d’une petite araignée lui proposant que la mafia locale le prenne sous sa protection moyennant la coquette somme de 500 dollars par mois. Il refuse d’être racketté et demande l’aide de la police locale qui n’est pas très efficace et ne le prend pas au sérieux. Même lorsqu’une partie de son entreprise est brûlée, il ne se laissera jamais intimider et deviendra célèbre dans sa petite localité.

 Félicito a une ligne de conduite dans sa vie, ne jamais se laisser marcher sur les pieds. Il a appris cela de la part de son père, un indien cholo qui a créé l’entreprise lui-même. 3 femmes ont de l’importance dans sa vie : Mabel, son amante qu’il aime comme un fou, Gertrudis sa femme qu’il n’a jamais aimée et Adelaïda, son amie de toujours et voyante avec ses surprenantes inspirations.

 A Lima, Ismaël Carrrera est un octogénaire richissime patron d’une compagnie d’assurance où Rigoberto a 62 ans, est avocat intègre et très fidèle en amitié. Ce dernier veut partir en Europe avec sa délicieuse femme Lucrécia pour sa retraite et profiter d’une vie culturelle très riche. Ismaël lui demande un service en tant qu’ami, être témoin de son mariage avec une femme de 38 ans plus jeune que lui. L’autre témoin sera Narciso le chauffeur noir, un sympathique personnage. Ismaël veut épouser sa domestique métis Armida dont il est tombé amoureux. Cela va avoir des conséquences sur la suite de l’histoire car les enfants d’Ismaël ne l’entendent pas de cette oreille. Ils convoitent la fortune de leur père et souhaitent sa mort. Ce sont deux fripouilles Ils l’accuseront même de sénilité précoce et prétendront qu’il est irresponsable. Ils menaceront aussi Rigoberto dont le départ à la retraite et le voyage en Europe sera fortement compromis.

 Les deux histoires vont se dérouler en parallèle jusqu’au moment où elles seront liées de manière surprenante.

 Corruption, argent, fidélité en amitié et dans le couple, les relations avec les enfants, voyance et vie locale sont les ingrédients de ce livre qui m’a séduite. Juste quelques passages sont longuets notamment ceux décrivant les hallucinations du fils de Rigoberto et sa rencontre avec le diable.


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