Lundi 22 février 2016 : Une journée de folie à Cienfuegos

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Encore le soleil, encore encore un petit déjeuner très copieux. Nous quittons Catherine avec qui nous avons voyagé 5 jours depuis La Havane. Nous retrouvons Sarah et Aïda nos luxembourgeoises devant l’office de tourisme Cubatur. Le taxi n’est pas encore là, il arrive avec un peu de retard. Nous voyageons dans une voiture d’origine américaine et le voyage est très agréable avec les filles que nous avons grand plaisir à découvrir. Aïda est une artiste plasticienne et Sarah bosse dans une ONG luxembourgeoise. Elles ont voyagé partout dans le monde et sont très ouvertes et ma foi plutôt sympas.

Le trajet dans cette voiture qui a 6 places chauffeur compris coûte 6 CUC par personne, soit le même prix que le bus. Le voyage dure un peu plus d’une heure. Nous longeons d’abord la mer puis la route passe au pied de la montagne le long de propriétés d’élevages de vaches. Très souvent en pleine campagne ou dans les villes que nous traversons, nous voyons d’énormes panneaux à la gloire du socialisme ou du travail. Arrivés dans la ville portuaire de Cienfuegos, le chauffeur nous amène à une casa qu’il connaît. C’est correct mais le problème, c’est qu’en ce moment il y a une campagne de fumigation dans tout le pays contre les moustiques et notamment contre le moustique Zika, et une des chambres sent terriblement fort.

Aussi, nous visitons la maison d’en face où l’accueil est merveilleux. Les 5 puisque nous avons décidé de rester tous ensemble cette journée, nous nous sentons tout de suite super bien chez Ada. On entre par une grande pièce d’accueil où il n’y a pas moins de 9 rocking chairs, de beaux lustres, une télé dernier cri, un meuble avec de la belle vaisselle, des tableaux au mur et une chambre « nuptiale » trop kitsch que nous allons occuper avec Ricardo et Stef. Y compris sur les cuvettes des WC,il y a de la dentelle et des frou-frous.

 

Nous parlons médecine avec Ada qui nous explique que lorsqu’elle était enceinte de sa fille, un médecin passait tous les jours chez elle prendre sa tension, son pouls et la surveillait de près. Nous apprenons aussi que les fumigations sont obligatoires et que si on ne les fait pas chez soi, on a une amende. Elle nous expliquera aussi le fonctionnement des hébergements à Cuba. A chaque visiteur, elle remplit le carnet pour le gouvernement où elle déclare au bureau de l’immigration notre passage. Un inspecteur vient contrôler le carnet une fois par mois. Le prix est fixé à 25 CUC la nuit par chambre par l’état plus 3 ou 5 CUC pour le petit déjeuner. Les propriétaires paient 40 CUC par mois plus 10 ou 20 % de la somme engrangée suivant les mois.

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Nous partons découvrir la ville avec nos nouvelles amies luxembourgeoises. Encore une très belle rencontre dans ce voyage !!! La ville est très différente de celles vues jusqu’à présent. Les allées sont larges, on pourrait presque se croire en Europe. Il y a des parcs dans la ville. Parait-il d’ailleurs que c’est un bordelais qui a créé la ville qui est très commerçante avec pas mal de belles boutiques le long d’une allée piétonne.

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Cienfuegos 11-35Belle découverte aussi que la Plaza Marti avec tous ses beaux bâtiments, la Mairie, la Cathédrale, le Collège jésuite, le théâtre Terry avec sa belle façade et sa scène inclinée, le palais Ferrer. Il y a aussi beaucoup de galeries de peintures tout aussi sympas les unes que les autres, chacune dans son style, du très moderne au traditionnel cubain en passant par le macabre. Je suis surprise par l’artiste plutôt perturbé qui utilise pas mal de squelettes dans sa création artistique.

 

Nous entrons aussi dans le jardin des écrivains et des artistes, un très bel endroit où nous nous désaltérons un peu vu la chaleur. La ballade se poursuit dans des quartiers plus modestes jusque vers les chantiers navals (astileros). Cienfuegos est le premier port cubain pour l’exportation de la canne à sucre. Nous prenons le chemin de la jetée où de nombreux pêcheurs pêchent à la l’épervier.

 

Cienfuegos 11-61Au coin de la jetée, il y a un bar appelé « Muelles » (bar de la jetée) qui nous a été conseillé par nos hôtes. Un concert devrait démarrer aux alentours de 16 heures. Nous en repartirons vers 19 h 30 après avoir beaucoup bu, rigolé, dansé, sympathisé avec une famille cubaine très agréable. Le concert commence par de la musique cubaine moderne et traditionnelle puis évolue vers des standards internationaux type « Stand by me ». Nous y mangeons des brochettes et des croquetas.

 

 

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Nous passons là un moment unique bien arrosé je dois dire et très joyeux. A la table voisine arrive une famille cubaine incroyable autour d’une mamie magnifiquement belle de 83 ans. Ils sont tous là, les enfants, petits-enfants, ami(e) des petits-enfants. Et un truc impossible à concevoir chez nous, toute la famille danse, du plus jeune à la plus vieille. Une femme qui ramassait des cannettes dans la rue laisse ses poches poubelles près des plantes et dansera pendant près de 3 heures non-stop.  Elle m’entraînera sur la piste de danse.

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Les filles nous rejoignent et plaisent beaucoup aux cubains de la table d’à côté. Faut dire qu’elles sont belles et stylées chacune dans son genre et surtout qu’elles dégagent plein de belles choses et de la joie de vivre. Une des femmes de la famille cubaine s’est mariée à un Canadien installé à Cuba depuis plus de 20 ans. Il fait vivre une vingtaine de personnes grâce à sa pension et tous ont l’air heureux.

 

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L’instant que nous vivons est énorme, on se lâche tous et notre intrépide Aïda se dirige vers le groupe qui joue pour se lancer dans une improvisation jazzy au micro très sensuelle et suave. Elle est incroyablement belle quand elle chante, on dirait que c’est la chanteuse attitrée du groupe qui se met à swinguer et à l’accompagner comme s’ils se connaissaient depuis toujours et avaient répété le morceau qu’elle interprète comme ça, juste au feeling. C’est un grand moment, tout le monde est debout à l’applaudir, cubains et touristes mélangés.

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Pendant ce temps, Sara plaît énormément aux cubains d’à côté, faut dire qu’elle est belle, sensuelle et danse particulièrement bien. Ne serait on pas en train d’essayer de nous piquer notre petite Sarah ? La preuve en photos.

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Nous rentrons à la casa où on nous a proposé un repas du soir pour 7 CUC par personne. Le mari d’Ada nous prépare un mojito délicieux en guise d’apéritif. En attendant le repas, ils nous laissent accès à leur ordinateur et à leur liste de musique. Ricardo se régale car figurez-vous qu’ils ont « Playa Giron », la chanson fétiche du voyage. Je découvrirai ce soir-là que l’interprète de Playa Giron n’est autre que le même chanteur qui chante la chanson que j’adore depuis que je l’ai découverte grâce à mon ami argentin Federico  « Ojala ». Il s’agit bien du même grand chanteur Silvio Rodriguez. J’avais oublié qu’il était un chanteur très connu à Cuba, membre de la Nueba Troba.

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Nous dansons dans le salon, les voisins débarquent au milieu de cette joyeuse bande. Brenda la petite fille de 6 ans est toute belle et s’amusera toute la soirée avec Sarah. Au menu ce soir, une savoureuse soupe aux haricots, de la salade, de la calebasse farcie, un énorme plat de poulet, du riz et pour finir un flan maison au caramel. Nous sommes gavés et heureux d’avoir vécu cette magnifique journée qui restera très longtemps gravée dans nos cœurs.


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