De Kep, Cambodge à Chau Doc, Vietnam

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Kep, vue du toit terrasse

La ville de Kep s’animant de très bonne heure autour du marché local, nous sommes réveillés très tôt. Stef en profite pour accompagner Usha faire ses courses au marché pendant que je traîne au lit. C’est étonnant car elle ne fait jamais de grosses courses, juste de petites provisions à chaque fois que quelqu’un vient dans son restaurant népalo-khmer, au moins, c’est un signe de fraîcheur.

Quand je descends, Latika est déjà tout sourire et se balade partout dans son youpala. Pendant que sa maman prépare les déjeuners d’autres clients, je m’occupe d’elle. C’est un moment fort agréable puis je déjeune en goutant la confiture orange-ananas. Les premiers touristes débarquent sans que Vincent ait à aller les accueillir à la descente du bus. Je prends des photos de la terrasse car j’adore cette vue. Kep est un endroit magnifique au calme. Je pensais que ce serait beaucoup plus développé « touristiquement » parlant.

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Kep, vue sur l’île aux lapins depuis Kep Guest house

Le bus pour Ha Tien qui est la ville frontalière nous prend en chemin. A part deux russes, il n’y a que des français fort sympathiques à bord et l’atmosphère est bien détendue. Les adieux sont émouvants avec Usha et sa famille, j’espère les recevoir un jour dans ma maison car j’ai beaucoup apprécié la journée et la soirée passées avec eux.

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Usha et Latika nos hôtes, Kep 2016

 

Arrivés à la frontière, le chauffeur du mini-van récupère tous les passeports et se charge des formalités douanières. Avant de quitter le Cambodge, il y a un rituel étrange que je rencontre pour la première fois dans mes voyages. Un douanier me prend la température à distance. Ouf nous l’avons échappé belle, ayant 36-2 36-3 nous pouvons traverser la frontière et nous rendre au Vietnam. La compagnie de bus que nous avons choisie assure un maximum car ils ont prévu le transfert de tous les passagers dans d’autres bus à destination des villes choisies. Comme dit la secrétaire qui parle pas mal le français, elle nous « tamisera » dans d’autres bus. En effet, nous partons tous vers des directions différentes.

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Chau Doc, La Pagode, 2016

Nous rencontrons un couple de jeunes français qui rentre d’un voyage de 2 ans en Australie, un parisien originaire du Bengladesh qui vient d’arriver à Kep pour ouvrir une guest house avec un restaurant indien et une piste de danse de salsa juste à côté de chez Vincent. Cela s’appelle « La Villa de Kep », on y fera un tour la prochaine fois que nous revenons à Kep. Nous avons un mini bus rien que pour nous deux, destination Chau Doc à deux heures de trajet. C’est grand luxe puisque nous avons un bus rien que pour nous et il nous déposera en plus juste devant notre guest house pourtant située à 1.3 km du centre.

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Chau Doc, marché aux poissons, novembre 2016

Chau Doc est une ville provinciale très très tranquille. Pour y arriver, les paysages traversés étaient assez jolis. Cette ville est à l’extrémité nord du Delta du Mékong et est toute proche de la frontière cambodgienne. On va en ville qui est au bout d’une longue ligne droite, ici pas de tuk-tuks donc c’est à pied que nous essayons de trouver une agence qui vende des billets de bus pour la suite du voyage. On galère un peu car ici peu de personnes parlent anglais.

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Chau Doc, marché aux poissons, novembre 2016

Nous allons à la Pagode puis au marché où nous goûtons un fruit bizarre avec un noyau, on dirait une grosse cacahuète. Plus tard, j’apprendrai qu’il s’agissait de tamarin. Au marché, on rencontre des paniers de poissons séchés, des crabes, des olives vertes énormes et plein de fruits qui nous sont parfaitement inconnus. De là, nous nous rendons sur les rives du Bassac où une vie fluviale se présente à nous. C’est très vivant et animé et c’est juste derrière les étals du marché. Les maisons sur pilotis ont des toits en tôle ondulée et sous les maisons, les poubelles s’étalent à ciel ouvert. Tout le monde ou presque vit sur l’eau et se déplace sur l’eau.

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Chau Doc, marché, voici les tamarins ou meth thaï
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Chau Doc, vie fluviale, novembre 2016
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Chau Doc, trafic sur la riviére, novembre 2016

Pas mal de femmes font des allers retours en navigant sur de petites barques en bois où elles transportent des personnes ou des marchandises. Et toujours sur la rivière il y a ces grandes plantes vertes qu’on voit partout en Asie. Nous restons un bon moment à observer cette vie si différente de celle qu’on connaît.

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Chau Doc, vie fluviale, novembre 2016

Sur les berges, des gens parlent, courent, marchent, font du sport, jouent à des jeux type les dames. Nous rencontrons quatre jeunes lycéens très souriants et adorables qui nous demandent si nous acceptons de répondre à des questions car pour leur cours d’anglais ils doivent interroger des touristes et les filmer. Ils nous posent des questions sur notre voyage et sur notre vision du Vietnam ainsi que sur nos hobbys en France. C’est un moment fort agréable, pour nous remercier ils m’offrent un petit cadeau, c’est bien sympa et ils étaient bien charmants.

 

De retour au marché, nous passons devant des fleuristes qui font des compositions florales très parfumées et hyper kitsch. Il y a peu d’endroits sympas dans cette ville pour boire un jus, aussi on s’installe sur de vieilles chaises en plastique dans la rue, à deux mètres des voitures mais il fait tellement chaud qu’on le fait quand même. En prévision du bus du lendemain vu que le petit déjeuner n’est pas prévu à l’hôtel, nous achetons deux parts d’un gâteau pour 1 euro sans savoir ce que c’est, on verra bien demain. Il est 18 heures et toute la ville se met tout d’un coup à ranger les étals, le marché et à fermer les boutiques. Aussi on fait comme eux on décide de manger hyper tôt vu que le midi, nous nous sommes partagés 7 mini-nems à deux.

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Temple à Chau Doc, novembre 2016

Nous allons au « Bay Bing », une adresse conseillée sur le Routard. Stef essaie de l’anguille frite et moi je reste raisonnable avec mon poulet à la citronnelle, le tout pour un peu moins de 4 euros à 2. La pluie arrive mais on évite les plus grosses gouttes. Nous nous arrêtons de nouveau à la Pagode vue de nuit, les lumières nous la font voir différemment. A l’intérieur, des femmes chantent des chants religieux rythmés par deux tambours, je trouve ça magnifique.

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Chau Doc, prières du soir à la Pagode, 2016

A Chau Doc, il n’y a pas de tuks tuks mais des taxis électriques hyper silencieux. De retour à la guest house assez moyenne et pas très sympathique, nous passons le reste de la soirée à préparer la suite du voyage. Rendez-vous demain soir à Can Tho au cœur du Delta du Mékong à 3 h 30 de trajet d’ici.


3 réflexions sur “De Kep, Cambodge à Chau Doc, Vietnam

    1. bonjour de mémoire comme ça je ne m’en rappelle pas mais ce soir je regarde chez moi dans le dossier où je garde des tickets de tout et de rien j’aurai peut être l’info, belle journée à toi, en tout cas c’était une super compagnie car ils avaient tout vraiment bien organisé, même à la frontière ils avaient récupéré les passeports et s’étaient occupés de tout

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