Un train à l’heure en inde, oui ça existe

La ville de Bodhgaya se réveille tranquillement après  l’animation de la veille au soir et de la fête de l’Illumination. Nous prenons le temps de déjeuner en terrasse et allons nous dégourdir les jambes vers le temple tibétain que nous n’avons pas encore visité dans notre longue liste de temples. Nous n’en verrons que l’entrée car il est en pleine rénovation. Du coup, nous passons au Marché Tibétain voisin où je m’offre un petit bracelet. Ce matin, il y a beaucoup de mendiants dans les rues et notamment beaucoup de femmes avec des enfants.

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Gaya 04 fev-04Nous partons aujourdh’ui pour Vârânasî que Stef attend avec beaucoup d’impatience. J’ai choisi un hôtel près des ghatts, l’hôtel Rivera en profitant des cartes cadeaux d’Agoda à force de faire des réservations sur leur site. J’espère que le train n’aura pas autant de retard que celui emprunté par les trois français rencontrés hier soir qui ont mis près de 10 heures pour en venir. Nous avons choisi de prendre le train express qui est censé relier les deux villes en trois heures. Le billet nous a coûté 580 roupies, environ 8 euros pour 2, ce qui est vraiment très peu cher.

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Nous nous rendons d’abord à Gaya Junction en auto-rickshaw réservé par l’hôtel pour 350 roupies (4.50 euros) à 12 kilomètres de Bodhgaya. Le trajet secoue un peu et nous arrivons largement à l’avance car Stef n’était pas sûr que le billet électronique réservé par une agence de voyage soit validé. Mais oui pas de souci, notre place était bien confirmée en classe sleeper, sièges 60 et 61. Nous avons même le temps de manger dans un petit restaurant local près de la gare pour moins de trois euros. Ici, les prix ne subissent pas l’inflation due aux endroits touristiques.

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Nous trouvons l’entrée du quai n° 3 où s’agglutinent déjà des tas de gens et des tas de valises. Un employé très zélé nous indique où le train devrait s’arrêter et nous avons beaucoup de chance car il s’arrête pile poil à l’endroit indiqué par le monsieur des rails indiens tout d’orange vêtu. Notre express s’avère être un train bien vieillot mais il est à noter qu’il arrive pile à l’heure, moi qui prend le train tous les jours ou presque et qui connaît des centaines d’heures de retard par an, je suis aux anges.

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Nous sommes en classe couchette mais dans la journée, les couchettes du bas et du milieu se transforment en banquettes pour trois personnes (enfin, normalement car si on ne veille pas au grain, on est facilement vite 4, voire 5 personnes sur la même banquette). Nous sommes assis face à une charmante famille indienne de trois personnes. Très vite, d’autres voyageurs essaient de s’immiscer entre ma place et celle du voisin mais c’est sans compter sur le regard « très diplomatique » de Stef qui veille à ce que personne ne vienne me coller comme dans mon dernier voyage dans le sud de l’Inde.

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Nous suivons la route grâce à Maps.Me qui se révèle être toujours aussi précis. Il y a de nombreux vendeurs ambulants qui circulent dans les allées ; Stef qui se trouve du côté de la fenêtre grillagée et aérée fait des photos des paysages traversés. La famille indienne fort sympathique nous offre le thé et ma foi, c’est bien agréable.

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Nous arrivons à la gare de Mughalsaray Junction à 18 kilomètres de Vârânasî à l’heure précise prévue. Bien évidemment, nous sommes repérés de loin avec nos sacs à dos et nos têtes d’Européens. Nous choisissons le chauffeur qui nous importune le moins et qui nous propose la course jusqu’à notre hôtel pour 400 roupies (Nous arrondirons à 500 plus tard vu sa gentillesse et son savoir faire car franchement il se le mérite vu les conditions de circulation).

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Nous mettrons plus d’une heure pour atteindre Vârânasî dans un tumulte et un imbroglio de véhicules et de klaxons incroyable. Heureusement que mon estomac était bien accroché et que le jeune chauffeur qui nous a conduit connaît les dimensions de son tuk-tuk sur le bout des doigts au millimètre près. Encore une fois, c’est un vrai gymkhana entre les motos, les vélos, les piétons, les camions, les cyclistes sans lumière,  les tracteurs. La poussière est partout en suspension dans l’air, il faut dire qu’il y a des dizaines de camions de 38 tonnes qui transvasent leurs cargaisons de charbon dans des camions plus petits pour se rendre en ville.

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Stef est ému quand le chauffeur s’arrête sur le pont du Gange et nous propose de faire un selfie avec lui. En ville, il y a en plus un autre élément perturbateur et pas des moindres, il y a des vaches bien grasses qui se baladent nonchalamment entre les véhicules. L’arrivée à l’hôtel Rivera Palace est une super surprise car il est juste superbe et nous avons droit à une très belle chambre.

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Varanasi 04 fev-45A peine arrivés, nous sortons prendre l’air de Vârânasî pour une première balade nocturne sur les ghatts qui sont tout près de l’hôtel. La première impression que nous partageons, c’est que Bénarès est un endroit hyper paisible, avec de très beaux tags sur les murs.  Des crémations sont encore en cours, il y a de nombreux  palais décrépis et majestueux à la fois et plein de hautes marches à monter ou descendre. Nous rentrons dîner à l’hôtel où le service se termine à 22 heures et on s’en sort pour un prix fort raisonnable (400 roupies boissons comprises) pour des noodles à l’ail et aux légumes et des lentilles à la mode tadka délicieuses.

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Juste dommage que ce soir, il n’y ait pas d’eau chaude pour se prendre une bonne douche car sinon tout aurait été parfait. Mais nous avons droit à un lit immense, et ça j’adore d’avance.

 

 

Vârânasî, dimanche 4 février 2018

Hébergement : Hotel Rivera Palace, réservé sur Agoda (25 euros la nuit, petit déjeuner inclus)

Adresse : B-2/109, A-I-R, Shivala, Ghat Dasaswamedh, Varanasi, Inde, 221001

Wifi dans les chambres et pièces communes, Belle salle de bain, Personnel dévoué,  mais bruyant. Chambres confortables, possibilité d’excursions organisées par l’hôtel (promenades en  bateau, elles sont moins chères en s’adressant directement aux bateliers le long des ghatts)

 

 

 


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