Un livre poétique dans l’univers poétique de Christian Bobin

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C’est le premier livre de Christian Bobin que je lis pour le présenter au Club Lecture de la médiathèque de Grâne, mon village drômois. Cet auteur a été choisi par des lecteurs assidus pour faire découvrir son univers aux autres. C’est un conte onirique léger, je dirai même frivole et poétique. Les personnages sont attachants et complètement déconnectés de la réalité. Ils forment une tribu incroyablement originale et farfelue. Tout commence et finit par un mariage. Ariane travaille comme femme de ménage pour Monsieur Gomez qui est triste, Madame Carl, qui vit dans une maison remplie de pièces de musée et chez Monsieur Lucien, fou de jalousie. On fait aussi la connaissance d’ autres personnages truculents, Mademoiselle Rosée, Monsieur Armand et les amoureux d’Ariane au fil des pages.

« Telle était la magie d’Ariane : une rare plénitude d’être là, fraîche, simplifiée, simplifiante. » Elle rayonne de légèreté, d’euphorie, de folie douce et elle tombe amoureuse aisément. Par moments, elle vole et s’évade du monde, on la voit au plafond ou dans les airs dans sa bulle remplie de fantaisie et de joie. D’un seul baiser, elle a la faculté de tomber enceinte et elle mettra au monde trois enfants aux prénoms farfelus : Manège qui ne ferme jamais les yeux et dessine, dessine, dessine, Tambour et la petite dernière Crevette qui danse à quelques centimètres du sol.

Ariane travaille comme femme de ménage chez Monsieur Gomez qui est triste et à la recherche d’une relation avec sa mère, Madame Carl, qui vit dans une maison peuplée de somptueuses pièces issues des réserves du musée qu’elle dirige et Monsieur Lucien, victime de sa jalousie. Se rajouteront au fil des pages Mademoiselle Rosée, Monsieur Armand et les étonnants amoureux d’Ariane.

La religion est présente dans ce texte de Bobin. Les personnages parlent aux anges, à la Vierge et on assiste à des conversations irréelles avec Sainte-Marie du genre « Vous au moins vous avez élevé votre enfant tranquillement. C’est à trente ans qu’il commence à e faire remarquer. Manège a 5 ans et déjà on me parle d’elle en me faisant des reproches ».

La conclusion du livre est super jolie et décrit bien l’atmosphère de ce petit livre touchant qu’on dévore en ayant le sourire. « Il y a des fous tellement fous que rien ne pourra jamais leur enlever des yeux la jolie fièvre d’amour. Qu’ils soient bénis. C’est grâce à eux que la terre est ronde et que l’aube à chaque fois se lève, se lève, se lève. « 

Bref, vous l’aurez bien compris, j’ai trouvé plutôt sympa cette découverte de l’univers poétique de Christian Bobin.

Tout le monde est occupé. – Christian Bobin. – Paris : Folio, 1999, 115 p.

 


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